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Le retour des Caciques


La note vocale du leader des 400 Mawozo, Lanmò San Jou, est devenue instantanément virale sur les réseaux sociaux. Elle terrorise, autant qu’elle confirme ce que beaucoup savaient depuis très longtemps: les politiques et autres nantis de la société usent de la violence comme moyen de se maintenir au pouvoir et d’asseoir leur domination. De ce point de vue, le parti du président assassiné, victime de sa mégalomanie, perpétue une certaine tradition où des hommes, en manque d’imagination, incapables de se hisser à la dimension d’hommes d’état, se jettent têtes baissées dans les eaux sombres de l’inhumanité et de l’inqualifiable, ouvrant la voie à toutes sortes d’ignominies. Les élites excrémentisent la société!

Au delà de la haine de l’autre et du mépris absolu pour la vie, la rhétorique du sieur Lanmò San Jou renseigne sur les profondeurs abyssales dans lesquelles le PHTK et alliés ont plongé tout un pays condamnant plusieurs générations, soit à l’exode massif soit à assister, impuissantes, en premières loges, à leur inéluctable extinction. Où ces bandits trouvent-ils les armes et munitions qu’il utilisent à profusion? Combien d’entre-nous devront effectuer le grand voyage pour que finalement la société se lève tel un seul homme afin de se débarrasser de ces malfrats? Que dire du silence des autorités constituées?

Après les massacres de La Saline, du Bel-Air, de Martissant, celui de La Plaine du cul-de-sac risque d’être plus meurtrier si la léthargie collective perdure. En effet, les 400 Mawozo s’étendent sur un territoire plus vaste que celui de Izo et Ti Lapli. Leur capacité de nuisance semble supérieure aussi à celle de leurs comparses. Dans la manifestation de leur acharnement contre la société, apparaît une évidence: leur impitoyable cruauté.

Monferrier Dorval disait que le pays n’est ni dirigé ni administré. Lecture erronée de la réalité! Déduction illogique. Les Caciques sont de retour (Izo, Ti Lapli, Manno, Barbecue, Chen Mechan, Lanmò San Jou). Ils ont glissé entre les doigts de leurs créateurs et imposent aujourd’hui leur propre loi à tous. Ayiti nou pat vle wè a se li n’ap wè en attendant que les feux de l’enfer promis par le chevalier de l’apocalypse, Lanmò San Jou, s’abattent sur la société zombifiée.

Opinion
 2022-05-02 | 4

Franck S. Vanéus

Avocat et Philosophe...

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Joseph C Succès

Franck, ou se yon nan moun nou genyen nan sosyete sa a ke mw kwè ni pouvwa paka chanje opinyonw ak rev ou genyen ki pozitif pou nou. Mw menm antan ke yon konpatriyòt kap dòmi mw salyew ak tt rèv pozitif ou gen pou socyete sa a...

Le 03/05/2022 à 00:51:00

Brice Bernard

Bel refleksyon...

Le 02/05/2022 à 22:38:19

Brice Bernard

Bel refleksyon...

Le 02/05/2022 à 22:38:09

Bernadin LARRIEUX

Le caciquat ne peut être l’expression de la déchéance humaine. Il a été une stratégie de luttes et d’occupation de l’espace contre des agresseurs.
La stratégie mises en place par les bandits représentent une conspiration anti peuple. Parler de caciquat dans d’une telle situation ne prend pas en compte l’importance du caciquat dans gestion interne du pays. Le caciquat est un mode de gestion et non le désordre .

Le 02/05/2022 à 20:19:06