Les gens heureux lisent et boivent du café


Ne vous emballez pas trop. Ce n'est pas un axiome. C'est le titre d'un roman de Agnès Martin-Lugand paru aux éditions Michel Lafon en 2013. Un roman dans le plein sens du terme. Accrochant. Puissant. Parsemé d'intrigues. Agnès ne se laisse pas anticiper. Le lecteur doit lire jusqu'au dernier mot s'il veut connaître le dénouement de l'histoire.

Diane est la mère de Clara et l'épouse de Colin. À eux trois, ils forment un trio aimant croquant la vie à pleines dents. Il a fallu un facheux accident pour casser l'ambiance et mettre le bordel dans la vie de Diane, le personnage principal du roman. Un accident qui emporte vers l'au delà les deux raisons de vivre de la jeune dame: Clara et Colin.

"J'aurais préféré mourir avec eux", se répétait-elle à longueur de journée. Des journées qu'elle passe cloitrer à l'intérieur de sa maison à griller cigarettes après cigarettes et à pleurer. Des heures passées à ressasser les souvenirs des dernières heures passées avec son mari et sa fille. Dans sa détresse, elle ne peut même pas trouver de la force pour entretenir ce qui lui restait de plus cher, son café littéraire magnaniment nommé: "Les gens heureux lisent et boivent du café".

Pour se prendre en main, elle avait décidé de laisser Paris et prendre la direction d'Irlande. Là bas, les choses ont bougé. Elle a recontré Edward, un jeune photographe caractériel. Une rencontre pour le moins déroutante vu qu'elle a commencé sur de très mauvais pieds. Peu à peu la hache de guerre cède la place à un sentiment qui s'apparente à de l'amour. N'était-ce pas pas l'arrivée inopportune de Megan, l'ex-femme de Edward, elle aurait dit "oui" une deuxième fois. Cette expérience, elle l'a considérée comme un signe que sa reconstruction doit passer par le seul espoir qu'il lui reste: Les gens... Retour à Paris.

C'est un livre inspirant. Le lecteur comprendra que l'on peut vivre plusieurs vies dans une vie. Dès que l'on est en vie, on a le droit d'être heureux. Que Le bonheur ne vient pas de son propre gré. Qu'il faut le provoquer.

C'est une lecture qui vous tient en haleine. Vous ne pouvez pas ne pas faire corps avec Diane. Ses sentiments vous traversent et vous submergent. Vous avez comme elle une envie pressante de trouver le bonheur. En lisant ce livre vous finissez par être convaincu que les gens heureux lisent...

Je vous le suggère vivement. Quant à moi je vais lire Dieu, le temps, les hommes et les anges de Olga Tokarczuk

Littérature
 2021-09-15 | 1

Gabynho

Journaliste et activiste culturel

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Godson

Excellent travail

Le 15/09/2021 à 23:44:12