Madjie: Feu qui ne brule pas

Je t’aime
S’il m’arrive des fois d’aimer d’autres
C’est par l’oubli le temps a terni en moi

Le ciel est tombé sur tes lèvres
Je m’embrouille dans ton regard
Dans ton sourire vois-tu
Puis j’attrappe ton corps comme un morceau de nuit blessée

Je réinvente moi-même décrépité

Je te vois te balader nue dans mon rêve
Tu tues mon talent de poète,tu me fais peintre
Je peins ta nudité dans ma main ta cuisse dans mes yeux
Ton corps acrochant dans ma gorge
Je touche tes seins
Tu m’as appris le secret de la mer
Je te vois te balader nue dans mon rêve
Tu me fais rêveur
Je rêve tes pas déroutés accrochant en moi comme une nuit
qui refuse d’effacer

collant dans ma voix




Je t'aime dans ce pays
Où j'ai dans le sang tous les temps pourris
Temps en effervescence demain au visage anthropophage
Mange un amour en nourrisson

Madjie
Quand tous les alphabets sont trépassés
Dans des phrases paupérisées
Toi seule restera l'unique verbe mitigé sur mes lèvres

Oh toi sein toponymie effacée dans l'égarement de mes doigts
Déchire l'hymne d'une folie muette
je connaîtrai ton langage quand la nuit n'a plus de réserve sur le trottoir

Ce soir je ne serai plus l'étranger de ton corps




Feguerson THERMIDOR

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Né aux Gonaïves, Feguerson Thermidor est juriste, journaliste et écrivain. Il poursuit une étude en Anthroposociologie à la faculté d'Ethnologie.

Littérature
 2021-09-02 | 4

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Guerda LUBIN

Bravo mon grand

Le 08/09/2021 à 12:45:20

Frédéri Marcelin

Toujours incisif et tendre à la fois, je reconnais bien là ton écriture.

Le 03/09/2021 à 17:15:00

Francesca MINTOR

Très beau poème

Le 03/09/2021 à 15:07:12

Dordenley Horacin

J'apprécie le texte

Le 02/09/2021 à 21:25:26